Editorial

"Ne verra-t'on la Fortune de France relevée ? Ou demeurera méprisée et pour jamais couchée en terre ? "

Michel de L'Hospital.
Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 04:23


Sujet proposé par MBZH d'après une photo de Franck Portelance.

franck.portelance@fujifilm.fr

Le vote du jeu de pinceaux numéro 6 a débuté. Je puis vous assurer que je me suis sentie frustrée de n'en choisir que trois.

Rendez-vous chez Heli

Par AmalysFrancine - Publié dans : Jeux de pinceaux - Communauté : Couleurs d'eau
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 07:09


(Papier aquarelle torchon - 15/20 - crayons graphites F, H et HB.)

Hier j'ai terminé cet autoportrait au crayon. J'aime beaucoup cette matière qui est si souple. De loin, à plus de 30 cm, j'ai mis un léger nuage de laque, puis j'ai attendu 5 mn avant de rajouter un léger nuage de vernis. Rien a été âbimé. Ouf !

Bonne journée.

Par AmalysFrancine - Publié dans : Dessins - Communauté : Couleurs d'eau
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /2009 20:57


Morphée le surprit, là, au bord de l’eau. Un sommeil profond, sans rêve. Le soleil poursuivait sa course, les ombres changeaient d’orientation et s’allongeaient au fur et à mesure. Un bourdon étourdi se posa sur l’épi blond roux de la chevelure ébouriffée et son chatouillement le réveilla. Il se donna une tape sur le sommet du crâne, mais le bourdon était loin. Il se redressa, encoure tout engourdi, Il essuya le filet de bave qui avait coulé sur la commissure et le côté du menton. Il dormait toujours la bouche ouverte. Il ramassa son crayon dans l’herbe et son carton à dessin. Un craquement proche et un aboiement avivèrent son anxiété d’avoir ainsi tardé à rejoindre la maison familiale ; si son père était de méchante humeur, si sa mère était en panique, les cris suivis de la punition lui tomberaient dessus. Du degré de leur peur, dépendait l’importance de leur colère.

Un épagneul breton aux tâches rousses déboucha du sous-bois et se rua sur Yves. Il jappait de joie et le bousculait. Yves laissa tomber le carton à dessin, s’agenouilla et enlaça le cou du chien qui s’empressa de lui débarbouiller le visage à grands coups de langue bien mouillés. Yves s’essuyait en vain la figure, car le chien aussitôt relêchait. Les rires de l’enfant se mêlaient aux jappements joyeux.

Un craquement plus proche  et le garde forestier s’avança. Il attrapa l’épagneul par le collier :

« Au pied, Glamor ! 

Son regard se durcit quand il se posa sur Yves.

Encore en vadrouille, gamin ! Tu n’écoutes donc pas ce que je dis !

Yves, contrit, baissa la tête.

Je me suis endormi.

Ouais ! Ouais ! Ouais ! Ce n’est pas ce que je te reproche et tu le sais. Je t’ai déjà dit de ne pas t’aventurer seul dans les bois.

Une larme perla, qu’Yves essuya d’un revers de main souillée de terre. Il ramassa son carton à dessin et marmonna :

Je voulais dessiner l’étang.

Qu’est-ce que je t’ai dit la dernière fois ?

Qu’il fallait faire attention, que je pouvais me noyer.

Le garde leva les yeux au ciel, soupira et envoya une bourrade sur la nuque de l’enfant pour l’intimer à la marche.

jeudi 30 juillet 200930/07/2009 12:16:46

 


Par AmalysFrancine - Publié dans : L'Ile aux rêves - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 20:45


(Dessin au feutre sur papier 80g. J'avoue préférer les crayons de couleur qui ont une gamme de teintes plus large. A l'heure où je commence de recopier l'histoire, Edonis est couché sur mon bureau sur les feuilles de l'histoire sur une grande boîte métallique qui contient un assortiment de crayons graphite et sur deux revues en vrac. Je suis assise sur le coin de la chaise pour ne pas déranger Engel qui dort roulée en boule. Je vais attendre et en profiter pour aller vous lire.)

(Monsieur chaton vient de libérer mes feuilles de brouillon pour s'enrouler au milieu du lit et sur le journal télé. Dors, mon fils, je te raconterai l'histoire une autre fois.)


Amalys, assise sur un fauteuil- girolle profitait du sommeil de la petite Coralys pour déguster une tasse de cacao parfumé au coquelicot. Elle fabriquait ses huiles essentielles elle-même et en usait sans modération. Son laboratoire se trouvait au quatrième étage de sa demeure, le plus vieil arbre de la forêt qu'elle soignait, car il était bien malade. C'était pour lui qu'elle avait commencé à fabriquer ses potions.

La fatigue l'engourdissait peu à peu et elle se serait endormie, si un vague ronronnement et un doux miaulement ne l'avaient intriguée. Elle tendit l'oreille. Les murmures félins venaient de la chambre de bébé Coralys. Elle s'y dirigea en marchant sur la pointe des pieds. Devant le berceau étaient assis deux grands chatons qui regardaient le bébé dormir.

- "Rououh, fit la petite écaille cendrée, noire et ocre.
- Aouh, miaula doucement le gris bleu.

Ils ne bougèrent pas quand Amalys s'approcha derrière eux. Seules leurs oreilles étaient dirigées vers le bruit du déplacement de la nouvelle venue.

- Engel et Edonis, quelle surprise ! Vos parents savent-ils que vous êtes là ?

La petite chatte tourna la tête vers Amalys et la fixa de ses yeux couleur d'automne.

- Rououh. Maman peint l'étang.

Amalys regarda par la fenêtre qui s'ouvrait au-dessus du berceau et aperçut Francine près de l'étang debout devant un chevalet.

- L'un de vous deux veut-il bien aller la chercher ?

Edonis se leva, fit le dos rond, s'étira, puis sortit à pas lents. Dehors, il bondit à travers le pré et vint se frotter contre les jambes de Francine. Comme elle tardait à réagir il lui donna un coup de tête.

- Que veux-tu, mon garçon ?

- MIAAOU, miaula Edonis avec autorité.

Il fit quelques pas vers l'arbre-maison, se retourna et s'assit.

- MIAAOU !
- J'arrive ! répondit Francine qui rangeait son matériel. De toute façon, je bloque sur les reflets des arbres et du ciel sur l'eau."



Par AmalysFrancine - Publié dans : Les Dialogues d'Amalys - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 11:12


 

Un zéphyr, léger et frais, frissonnait la surface sombre de l’étang, berçait les longues tiges des fleurs aquatiques, bruissait les feuillages, désordonnait la courte chevelure blond roux d’Yves qui rêvassait, pivotant son crayon rouge entre l’index et le majeur droits. Il était allongé à plat ventre dans l’herbe moussue et humide de la rive, Sa jambe droite  rythmait le mouvement du crayon. Il avait amené son carton à dessin, mais ne l’avait pas encore ouvert. Son esprit avait d’abord été accroché par les silhouettes colorées, que le soleil avait peintes sur la surface irisée de l’étang et que le vent déformait à sa guise. Les sens d’Yves happaient un flot d’informations captivantes qui le ballotaient d’une rêverie à l’autre. Les odeurs de terre mouillée dans laquelle la végétation se putréfiait et  de la vase qui teintait d’un vert brun opaque l’eau et qui s’insinuaient dans les sinus, irritaient l’arrière-gorge. Yves fermait les yeux pour mieux les humer, dilatait ses narines avec gourmandise, gonflait sa poitrine pour permettre à l’arbre de ses bronches d’emprisonner les senteurs. Ses oreilles enregistraient le bruissement du feuillage, le bourdonnement des insectes, le pépiement des oiseaux, le craquement d’une branche morte qui choit, la chute assourdie d’un fruit qui atterrit sur le sol pour l’ensemencer.

24/07/2009 12:41:25

Par AmalysFrancine - Publié dans : L'Ile aux rêves - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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